2013/6/20
Notre confrère Taban Sylla, Journaliste reporter à Conakryexpress.com a passé un mauvais quart d'heure le mercredi dernier au Carrefour Bambéto. Heureusement pour lui, le pire a été évité de justesse. Toutefois, il a été dépouillé de ses biens dont son équipement de travail, subtilisés par des loubards.
Comment en est-on arrivé là? En effet, revenant de la formation qu’il suivait à Mariador, aux environs de 17 h avec d’autres journalistes, Taban a emprunté un taxi de Kipé pour Bambéto. Arrivé au carrefour, après qu’il est descendu du véhicule, le temps pour lui de traverser et d’atteindre l’autre côté de la voie, une vingtaine de jeunes l'a tenu en respect.
« Lorsque je suis descendu du véhicule, j’étais avec une femme, on cherchait à rejoindre l’autre côté de la voie. Brusquement, des jeunes nous ont entourés avant de nous saluer en ‘’Poular’’. J’ai répondu avec la dame. Directement, il m’ont indexé en scandant : ‘’ManinkaDjon’’(Ndlr,esclave malinké). Je leur ai dit que je n’étais pas Malinké, que j’étais Soussou. Il y a un qui m’a demandé de montrer ma carte d’identité. J’ai sorti ma carte d’identité pour leur montrer mon nom de famille(Sylla). A l’instant même, d’autres loubars sont venus derrière moi et m’ont tapé dans le dos.Puis, ils m’ont retiré tout ce que j’avais en ma procession. Pendant qu’ils me bastonnaient, j’ai vu le corps inanimé d’un jeune, portant un Jean bleu, à coté. Après qu’ils m’ont dépouillé de tous mes biens, ils m’ont laissé partir. Un jeune taximan, qui passait à coté et qui m’avait confondu à un de ses ''grands'', est venu à mon secours en affirmant qu’il me connait. Il me confondait à ‘’Coba’’, un cameraman de la RTG », raconte l'infortuné journaliste.
Au finish, il a eu la vie sauve, mais s'en est tiré avec une entorse au bras gauche, de légères blessures.
D’autres journalistes comme Sidiki Mara (Eco-vision et kaloumpresse), qui venaient aussi de la même formation ont échappé de justesse et ont été témoins de violence à l’encontre de certains citoyens.
« J’ai vu une fille en train d’être brutalement violentée par des loubards », a-t-il témoigné.
Faut-il rappeler que ces échauffourées d’hier sont survenues après que Cellou Dalein Diallo, président de l'union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)a répondu à la convocation de la justice dans l'affaire l'opposant à Malick Sankhon, qui reproche au chef de file de l'opposition de l'avoir diffamé.
Naby soumah |